Le bruxisme

Le bruxisme est un mouvement inconscient de l’appareil manducateur. Il est une parafonction qui sert, pendant le développement de l’enfant, à permettre la chute des dents de lait. Il consiste en un serrement de dents (simple), ou à un grincement de dents (avec mouvement latéral).

Il est pathologique lorsqu’il survient chez l’adulte.

C’est une crispation inconsciente qui peut avoir plusieurs origines :

-          Un stress important (principalement quand le bruxisme survient également en journée)

-          Une mauvaise occlusion dentaire (entraînant par ailleurs un déséquilibre postural, pouvant occasionner des douleurs cervicales et dorsales, ainsi que différents symptômes)

-          Une sur-sollicitation des nerfs crâniens (qui innervent les muscles masticateurs), qui peut être présente dans tous les types de bruxismes, et être une cause ou une conséquence de celui-ci.

L’ostéopathie va permettre de déceler des problèmes au niveau de la mobilité crânienne et des tensions au niveau des cervicales, afin de diminuer la tension appliquée au crâne du patient et ainsi empêcher une sur-sollicitation des nerfs crâniens qui peuvent être responsables de ce mécanisme.

L’ostéopathe pourra également rechercher des tensions pouvant provoquer un déséquilibre de la gestion physiologique du stress (équilibre du système nerveux autonome), en recherchant puis en libérant différents points clés.

Il est important de considérer l’importance du mental à ce niveau.

En effet, le bruxisme étant un mécanisme inconscient, il est impossible de le faire en état de pleine conscience. Il survient généralement lorsque l’on est perdu dans ses pensées, et ses projections mentales (passé et futur).

Ainsi, une technique peut-être très efficace associée à ce travail ostéopathique mais demande un travail personnel de la part du patient : l’utilisation du réflexe conditionné.

Pour cela, le patient placera des gommettes colorées dans les lieux où il est le plus susceptible de passer du temps (sur le coin de son écran d’ordinateur, au milieu du volant de sa voiture, sur le miroir de sa salle de bain, sur le marque page de son livre de chevet…) et devra à chaque fois qu’il verra une gommette se demander : « suis-je en train de serrer les dents ? ».

A chaque fois, le patient devra desserrer la mâchoire, et se concentrer sur sa respiration. Il pourra également éventuellement bailler (pour détendre les muscles de la mandibule), et effectuer quelques légers massages circulaires (amples) au niveau du haut de sa mandibule, de chaque côté (5cm en avant du lobe de l’oreille).

Cela permet de créer un réflexe, et de désamorcer progressivement ce mécanisme pour en perdre l’habitude, et ainsi libérer les tensions musculaires et nerveuses entraînées par celui-ci.